Inégalités sociales de santé

Annette Leclerc est chercheur à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm). Ses travaux portent sur les inégalités sociales de santé. Elle nous répond sur l'apport de Constances dans cette thématique.

Quelles sont les questions que l'on se pose sur les inégalités sociales de santé ?



Vidéo : Quelles sont les questions que l'on se pose sur les inégalités sociales de santé ? © Cohortes Constances.

On connaît depuis longtemps les inégalités sociales de mortalité (les cadres ont une espérance de vie plus élevée que les ouvriers), de limitations ou de handicap (les personnes qui ont fait les études les plus longues ont moins de limitations à âge égal que ceux ayant fait des études plus courtes). Les données dont on dispose actuellement sont essentiellement des photographies instantanées de ce qui se passe en France à un moment donné. On sait encore très peu de choses sur le rôle de l'histoire des personnes, de leurs conditions de vie et leurs problèmes de santé sur la genèse des inégalités sociales de santé.


Les données de cohorte permettent d'avancer et de mieux comprendre ce qui se passe tout au long de la vie.


Qu'est-ce qu'apporte Constances ?



Vidéo : Qu'est-ce qu'apporte Constances ? © Cohorte Constances.

On va pouvoir disposer d'informations sur certaines dimensions de la santé qui sont souvent mal connues. L'exemple d'une vitesse de marche ralentie, qui n'est pas en soi un problème de santé, peut être le signe que quelque chose ne va pas bien. On va disposer de données d'excellente qualité sur les capacités physiques et cognitives, la santé mais aussi sur les conditions de vie et de travail.
Si on n'a pas de bonnes données de cohorte, on ne peut pas répondre à ces questions.