CARACTÉRISTIQUES
Contexte
L’association entre l’exposition à court terme à la pollution atmosphérique (allant d’un jour à moins d’un mois) et la santé demeure encore peu documentée, en particulier pour les polluants non réglementés tels que le carbone suie et les particules ultrafines (particules en suspension d’un diamètre < 0,1 µm). Cette étude s’appuie sur un projet structurant de l’ANR PEPR VDBI (Agence nationale de la recherche – Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche « Solutions pour la ville durable et bâtiments innovants ») dédié au développement de cartes à l’échelle de la rue et à résolution temporelle quotidienne, pour les années 2019 et 2022–2024, sur la région Île-de-France, incluant à la fois les polluants réglementés, tels que les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO₂), et les polluants non réglementés.
Objectifs
Cette étude vise deux objectifs complémentaires :
- Premièrement, l’utilisation de différents modèles d’exposition à la pollution atmosphérique en Île-de-France sera comparée afin d’évaluer leur impact sur les estimations de risque pour des outcomes respiratoires déjà étudiés dans la cohorte Constances (rhinite et asthme). Ces analyses seront complétées par l’intégration de métriques d’exposition à des polluants dits émergents. Cette approche contribuera au développement, par le consortium d’expologues, de modèles plus pertinents pour l’épidémiologie (notamment en termes de résolution spatio-temporelle et de hauteur de modélisation) et à une meilleure estimation de l’influence des sources locales de pollution.
- Deuxièmement, la relation entre les polluants réglementés et de nouvelles métriques sera estimée sur un ensemble d’issues à partir des données de la cohorte Constances, incluant le chaînage avec le Système National des Données de Santé.
Méthodes
Cette étude explorera des composants innovants (par exemple, le potentiel oxydant), de nouvelles tailles de particules (par exemple, les particules ultrafines) à des résolutions temporelles à court terme dans la cohorte (pics de pollution, exposition quotidienne). Les nouvelles métriques incluront notamment des polluants atmosphériques qui restent non réglementés mais sont d’importance pour la santé publique, comme les particules ultrafines et le carbone suie, en plus des polluants réglementés PM2,5 ou NO2 très pertinents en épidémiologie. Concernant les pics/expositions à court terme, de manière très innovante, les liens avec la consommation de soins (par exemple, consultations chez le médecin généraliste, hospitalisations) seront analysés. Pour cette analyse, l’année 2019 sera choisie comme étude de preuve de concept, car elle a inclus 17 pics de pollution atmosphérique (PM10 en hiver, O₃ en été). Toutes les analyses seront ajustées à un ensemble pertinent de facteurs de confusion, et incluront des analyses d’interaction ou stratifiées, selon des variables socio-démographiques (âge, sexe, niveau d’éducation, statut socio-économique) afin d’aider à documenter ou à générer des hypothèses sur les inégalités sociales de santé.
Perspectives
Cette étude, basé sur des expositions originales à fine résolution spatio-temporelle, produira de nouveaux résultats, qu’il s’agisse d’affiner les connaissances sur les polluants réglementés ou d’explorer des associations innovantes, et ouvrira la voie à de futures recherches en Île-de-France ou à l’échelle nationale.
Informations réglementaires
Responsable de traitement
Le traitement des données à caractère personnel est placé sous la responsabilité de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) situé au 101 rue de Tolbiac, 75 013 Paris – www.inserm.fr
Délégué à la protection des données
Pour la cohorte et l’étude : Délégué à la protection des données de l’Inserm, dpo@inserm.fr ou 101 rue de Tolbiac, 75 013 Paris.
Base légale du traitement et recours à des données dites sensibles
Le traitement de données personnelles nécessaire à la mise en œuvre de cette étude répond à l’exécution d’une mission d’intérêt public dont est investi l’Inserm et nécessite le traitement de données personnelles de santé à des fins de recherche scientifique.
Catégories de données concernées par les traitements
Les données relatives à la santé, aux caractéristiques sociodémographiques et socio-économiques, aux comportements et habitudes de vie et liées à une exposition à des environnements nuisibles.
Destinataires ou catégories de destinataires des données à caractère personnel
Dans le cadre de cette étude, les données seront mises à disposition de la responsable de l’étude, chargée de recherche à l’Inserm (Institut public), France. Cette mise à disposition est nécessaire à la réalisation des analyses statistiques menées par l’équipe en charge de l’étude.
Durée de conservation en base active des données à caractère personnel
Les données seront conservées dans les systèmes d’information sécurisés du responsable de traitement de juin 2024 à décembre 2026. Par ailleurs, les données sont archivées à l’UMS11 dans le cadre de l’autorisation initiale de la cohorte Constances jusqu’en 2041 (durée susceptible d’être prolongée par une nouvelle autorisation de la CNIL).
Droits des personnes concernées et modalités d’exercice de ces droits
Les données nécessaires à cette étude sont traitées conformément au Règlement général relatif à la protection des données « RGPD » (Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016) et à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. L’ensemble des droits et les moyens pour les exercer sont disponibles sur le site Internet de la cohorte : https://www.constances.fr/ « Espace Volontaires » « Droits et protection des données ». Il est également possible de s’adresser au responsable de traitement de cette étude, par l’intermédiaire de son délégué à la protection des données (coordonnées indiquées ci-dessus).
Transferts de données envisagés vers un pays hors Union européenne (ou vers une organisation internationale) assurant un niveau de protection adéquat (ou des garanties appropriées)
Aucun transfert en dehors de l’Union européenne n’est prévu dans le cadre de cette étude.