CARACTÉRISTIQUES
Contexte
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), incluant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des affections chroniques et récidivantes caractérisées par des ulcérations et une inflammation du tractus gastro-intestinal. En France, environ 294 400 personnes ont été prises en charge pour une maladie inflammatoire chronique de l’intestin en 2021, avec une légère prédominance féminine et un âge moyen d’environ 50 ans. Lors des poussées, les patients présentent fréquemment des douleurs abdominales, des diarrhées souvent sanglantes et parfois des lésions périnéales. Fatigue et fièvre sont courantes, tandis que la malabsorption et l’inflammation systémique peuvent entraîner anémie, des carences nutritionnelles et une perte pondérale. Environ 15 % nécessitent une hospitalisation pour exacerbation sévère. Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin altèrent fortement la qualité de vie, les activités quotidiennes et la productivité.
Objectifs
- L’objectif principal est de décrire la charge associée aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin chez les participants traités par thérapies avancées en 2026, comparée à celle d’une population générale non atteinte, en termes de qualité de vie, d’anxiété/dépression, de capacités physiques, d’impact sur le travail, de productivité et de fatigue.
- Les objectifs secondaires sont de décrire les participants atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin selon leurs caractéristiques sociodémographiques et cliniques, l’impact sur la qualité de vie, les traitements et le fardeau économique, puis de comparer ces résultats entre différentes sous-populations (avec ou sans thérapies avancées) et un groupe témoin non maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Méthodes
- Cette étude comprendra :
- Une analyse rétrospective des données déjà recueillies dans la cohorte CONSTANCES à l’inclusion et lors du suivi ;
- Une analyse prospective de données issues de questionnaires additionnels administrés en 2026.
- Deux populations seront incluses et comparées :
- Des volontaires atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, identifiés dans le système national des données de santé (SNDS) via les algorithmes ;
- Des témoins sans maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, apparié aux cas selon la date de naissance, le niveau d’éducation, l’année d’inclusion dans la cohorte et le mode de collecte des données (papier / web).
- Les comorbidités, les évènements cliniques et les traitements délivrés seront extraits du SNDS pour la période rétrospective 2007–2023. En 2026, un questionnaire supplémentaire sera administré aux participants vivants et actifs dans la cohorte. L’utilisation des ressources de soins et les coûts associés en 2023 seront également extraits du SNDS. Les critères évalués incluront les données sociodémographiques, les caractéristiques cliniques en 2023, la qualité de vie en 2026, les schémas thérapeutiques en 2023 et le fardeau économique en 2023. Des analyses stratifiées seront réalisées par type de maladie inflammatoire chronique de l’intestin, par exposition aux thérapies avancées et par âge.
Perspectives
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin touchent une proportion croissante d’adultes en France, mais restent insuffisamment caractérisées concernant la qualité de vie, la productivité au travail, les traitements et les coûts de santé en comparaison avec la population générale. Cette étude CONSTANCES, couplée au SNDS, permettra de combler ces lacunes. En dressant un portrait comparatif de la charge clinique, économique, de l’impact sur la qualité de vie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin en France, les résultats informeront la pratique clinique, préciseront le fardeau des maladies, soutiendront les évaluations médico-économiques et permettront d’identifier des pistes d’optimisation des parcours de soins et de pilotage de l’allocation des ressources pour cette population croissante de patients.
Ce projet a reçu un financement de MSD, dans le cadre d’un partenariat avec l’Inserm.
Informations réglementaires
Responsable de traitement
Le traitement des données est placé sous la responsabilité du Laboratoire MSD France, responsable du traitement des données à caractère personnel, situé à l’adresse suivante : Carré Michelet, 10-12 Cours Michelet 92800 Puteaux – www.msd-france.com
Délégué à la protection des données
Pour la cohorte : Délégué à la protection des données de l’Inserm, dpo@inserm.fr ou 101 rue de Tolbiac, 75 013 Paris.
Pour l’étude : Délégué à la protection des données de MSD France, dpofrance@msd.com ou 10-12 Cours Michelet, 92 800 Puteaux.
Base légale du traitement et recours à des données dites sensibles
Le traitement de données personnelles nécessaire à la mise en œuvre de cette étude répond à l’exécution d’une mission d’intérêt légitime du laboratoire MSD France à réaliser cette étude pour les besoins de son activité de recherche. A ce titre, le responsable de traitement s’est engagé à se conformer à la Méthodologie de référence n° 004 adoptée par la CNIL (Délibération n° 2018-155 du 3 mai 2018).
Catégories de données concernées par les traitements
Données socio-démographiques, données relatives à la santé, données de remboursements et consommations médicamenteuses, qualité de vie, anxiété et dépression, activité physique, consommations de tabac, alcool, cannabis.
Destinataires ou catégories de destinataires des données à caractère personnel
Dans le cadre de cette étude, les données seront mises à disposition du responsable de la société Cemka, France, qui agit en qualité de sous-traitant de données personnelles pour le compte de MSD, et responsable de la réalisation des analyses statistiques.
Le responsable de traitement n’aura pas accès aux données individuelles.
Durée de conservation en base active des données à caractère personnel
Les données seront conservées par le responsable de traitement dans un espace sécurisé au CASD pendant 2 ans, de février 2026 à décembre 2027. Par ailleurs, les données sont archivées par l’UMS11 dans le cadre de l’autorisation initiale de la cohorte Constances jusqu’en 2041 (durée susceptible d’être prolongée par une nouvelle autorisation de la CNIL).
Droits des personnes concernées et modalités d’exercice de ces droits
Les données nécessaires à cette étude sont traitées conformément au Règlement général relatif à la protection des données « RGPD » (Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016) et à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. L’ensemble des droits et les moyens pour les exercer sont disponibles sur « Droits et protection des données ». Il est également possible de s’adresser au responsable de traitement de cette étude, par l’intermédiaire de son délégué à la protection des données (coordonnées indiquées ci-dessus).
Transferts de données envisagés vers un pays hors Union européenne (ou vers une organisation internationale) assurant un niveau de protection adéquat (ou des garanties appropriées)
Aucun transfert en dehors de l’Union européenne n’est prévu dans le cadre de cette étude.