Rencontre volontaires-chercheurs : succès confirmé à Rennes

Le 26 septembre 2026, des volontaires ont rencontré à Rennes des chercheurs de la cohorte. Cette deuxième édition conforte l’attrait des participants pour échanger avec celles et ceux qui utilisent leurs données.

Après un premier rendez-vous à Lyon en octobre 2025, l’Association des volontaires de Constances a organisé une nouvelle rencontre en région, à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes. Près de 150 volontaires y ont participé. Certains n’ont pas hésité à faire plus d’1h30 de route, à l’image de Catherine, venue du Moustoir dans les Côtes-d’Armor.

Dans le grand amphithéâtre de l’EHESP, les présentations scientifiques ont rapidement captivé l’auditoire :

  • Alexis Descatha, professeur des universités, praticien hospitalier et chercheur à l’IRSET d’Angers, a présenté les liens entre santé et travail.
  • Bénédicte Jacquemin, chercheuse à l’IRSET de Rennes, a exposé l’impact des espaces verts et de la pollution de l’air sur la santé mentale et respiratoire.

Venus de Paris, Marie Zins, la fondatrice de la cohorte, et Antoine Duclos, son directeur, ont retracé l’histoire de Constances et les enjeux de cette infrastructure de recherche exceptionnelle. 

La rencontre s’est tenue dans le grand amphithéâtre de l’Ecole des hautes études en santé publique de Rennes. Crédits : Joël Saulnier.

La rencontre a été rythmée par des temps d’échanges nourris. Par exemple, les volontaires ont interrogé les chercheurs sur les biais possibles dans l’analyse des données, sur la prise en compte des pesticides ou sur la construction même de la cohorte : « pourquoi 21 centres d’examens de santé à l’inclusion, et pourquoi est-elle fermée ? ».

Des chiffres territoriaux ont marqué l’assemblée : 

  • Près de 10 000 volontaires de Constances habitent en Ille-et-Vilaine.
  • 324 des 332 communes d’Ille-et-Vilaine compte au moins un volontaire.

Quant à la valorisation concrète des données, Marie Zins a souligné : « notre travail, c’est de produire de la connaissance. Mais, ensuite, c’est aux politiques de s’emparer des résultats. »

Paroles de volontaires

  • Daniel (Chartres-de-Bretagne) : « Je n’ai pas décroché du tout ! C’était captivant et très vivant. Les recherches vont au-delà de ce que j’imaginais. » 
  • Angels (Parigné) : « C’était intéressant de savoir où elles vont nos données, de savoir qu’elles sont confidentielles. Les intervenants ont pris la peine de répondre aux questions. » 
  • Corinne (Acigné) : « Avoir des informations pour savoir à qui on cède les données, c’est important dans le contexte de sécurité. » 
  • Fabien (Saint-Grégoire) : « C’est un petit enchantement d’être venu ici. Remplir le questionnaire sur mon historique résidentiel, avec toutes mes adresses depuis ma naissance, cela a pris du temps. Mais j’ai eu raison de le faire, cela fait sens lorsqu’on voit le lien avec les recherches menées sur l’environnement. » 
Les questions des volontaires ont été nombreuses. Crédits : Joël Saulnier.

Un « trésor national »

Les chercheurs ont aussi salué la rencontre. « J’ai rarement l’occasion de vous remercier en direct. Constances, c’est un trésor national pour nous. C’est grâce à vous que l’on peut réaliser des études et on n’est qu’au début ! » a déclaré Alexis Descatha.

Frédérique Anne, présidente de l’Association des volontaires de Constances, a rappelé : « Quand vous êtes volontaires, vous faites un acte citoyen extraordinaire. »

Bénédicte Jacquemin a présenté les impacts des espaces verts sur la cognition et la santé respiratoire.
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