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Recherche d’emploi et santé : un champ de recherche à explorer…

Modifié le 14/12/2015

Parmi les 87 000 volontaires Constances, plus de 5 000 personnes sont à la recherche d’un emploi. Constances est l’un des rares dispositifs en France à pouvoir étudier l’état de santé des demandeurs d’emploi dans une optique longitudinale.

Il est bien établi que des mauvaises conditions de travail peuvent être à l’origine de problèmes de santé divers. Mais qu’en est-il de la santé de ceux qui sont privés de travail ? Une première analyse de divers aspects liés à la santé a été réalisée parmi les participants de Constances qui déclarent être à la recherche d’un emploi au moment de leur entrée dans la cohorte. L’analyse a porté sur les 57 922 participants dont les données étaient disponibles en juillet 2015.

Parmi ces volontaires, on comptait 3 868 volontaires à la recherche d’un emploi (1 758 hommes, 2 110 femmes, soit 6,6 % des volontaires, en proportion égale pour les femmes et les hommes). Ils ont été comparés aux autres personnes de la cohorte pour plusieurs variables : mauvais état de santé, dépressivité, obésité, limitations, dépendance à l’alcool, consommation de tabac et de cannabis, équilibre de l’alimentation, port de lunettes ou lentilles, renoncement aux soins pour soi ou ses enfants pour raisons financières.

On voit que pour tous les paramètres étudiés, le fait d’être à la recherche d’un emploi constitue une situation défavorable par rapport aux autres participants, particulièrement parmi les hommes, qu’il s’agisse de santé ou de comportements à risque. Mais ce sont les résultats concernant le renoncement aux soins pour raisons financières qui sont les plus saisissants : 31 % des femmes, 29,8 % des hommes à la recherche d’un emploi déclarent avoir renoncé aux soins pour eux même ou leur conjoint contre respectivement 15 % et 11 % des autres volontaires. Et 2,8 % des hommes, 3,3 % des femmes à la recherche d’un emploi ont déclaré avoir renoncé, pour des raisons financières, à des soins pour leurs enfants contre respectivement 0,8 % et 1,5 % des volontaires non demandeurs d’emploi.

Ces données sont préliminaires, et il est prévu d’étudier la santé plus en détail, grâce notamment aux données fournies par le Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) qui permettent de connaitre la durée des périodes de chômage sur l’ensemble de la vie avant l’entrée dans la cohorte Constances.

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