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Deux études de sérologie COVID-19 sur Constances

Modifié le 26/06/2020

Des milliers d’échantillons de sang de volontaires de Constances sont testés dans un laboratoire de Marseille dans le cadre de 2 études de sérologie : SEROCO et SAPRIS-SERO. Objectifs : rechercher des anticorps contre le virus responsable de la maladie COVID-19 afin de déterminer l’immunité déclenchée et la dynamique de l’épidémie en France.

SEROCO, un projet sur la biobanque

Au mois de mai, des prélèvements appartenant à environ 9 000 volontaires ayant consenti à donner leur sang dans le cadre d’un bilan de santé réalisé entre novembre 2019 et mi-mars 2020, ont été sortis des cuves d’azote liquide de la biobanque de Constances afin de déterminer l’historique de l’épidémie de COVID-19 en France : quand se sont produites les premières contaminations ? Où ont-elles commencée ?

L’analyse sérologique des échantillons est réalisée par l’Unité des virus émergents à Marseille avec le test ELISA et la méthode de « séroneutralisation » dans un laboratoire haute sécurité de niveau P3 avec mise en contact avec le virus. Financée par le ministère en charge de la recherche, cette étude − unique en France auprès d’un échantillon de la population générale − est menée en collaboration avec le Pr. Xavier de Lamballerie, directeur de l’Unité des virus émergents, et le Pr. Fabrice Carrat, spécialiste de l’étude des épidémies et directeur de l’IPLESP, avec le soutien de Santé publique France. Seuls 8 volontaires se sont opposés à l’utilisation de leurs échantillons dans le cadre de cette recherche.

Projet SAPRIS-SERO

Le volet sérologique du projet SAPRIS a pour but d’estimer la proportion de personnes qui ont développé des anticorps contre le virus et d’étudier les facteurs associés au fait d’avoir été ou pas infecté, comme l’âge et le genre, l’état de santé antérieur, les conditions de confinement, le respect des gestes barrière, etc.

Au mois de mai, 8 000 volontaires de Constances résidant en régions Ile-de-France et Grand-Est (fortement touchées par l’épidémie) et Nouvelle-Aquitaine (faiblement touchée) ont été sollicités pour réaliser des auto-prélèvements sanguins sur papier buvard. Plus de 94 % des kits ont été retournés par les volontaires. Fin juin / début juillet, une 2ème vague d’envois de kits est prévue aux 32 000 volontaires ayant répondu aux 2 questionnaires COVID-19 sur Internet et exprimé leur souhait de bénéficier d’un test sérologique. Tous ces échantillons sont, ou seront, analysés à l’Unité des virus émergents de Marseille avec la méthode ELISA, et dans le cas de tests positifs ou douteux, par « séroneutralisation ».

Les résultats des tests seront envoyés aux volontaires. Le délai pour recevoir ces résultats peut être assez long, car les méthodes d’analyse sont beaucoup plus complexes que celles utilisées dans les laboratoires classiques et nécessitent divers contrôles pour assurer leur fiabilité.

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